Est-ce une bonne idée de sortir ses plantes à la belle saison ?
Bonne ou mauvaise idée ?
Mettre ses plantes à l’extérieur en été ou au printemps, c’est tout simplement indispensable pour la fructification des agrumes 🍊, ou pour obtenir une floraison spectaculaire sur des bougainvilliers 🌸. Mais qu’en est-il pour les plantes d’intérieur qui peuvent aussi profiter des beaux jours à l’extérieur ?
À partir de quand les mettre dehors ?
Nos plantes d’intérieur sont souvent des espèces tropicales avec un grand besoin en chaleur pour survivre.
Chaque espèce a une fourchette de température à respecter, si un coleus et un hoya peuvent tolérer des températures nocturnes de 13 degrés, cela peut nuire fortement au développement de votre caladium.
La clef : progressivité
Imaginez-vous sortir d’une région assez froide où on a encore des maximales à 5°C en pleine journée au mois de mars ( comme par chez moi à Belfort ! ) et catapulté du jour au lendemain sous un soleil brûlant à 30°C. Un petit temps d’adaptation est de mise, au début ce sera difficile à supporter, mais au bout d’une semaine ce sera devenu normal.
Et bien pour vos plantes c’est pareil ! Bien que certaines espèces soient adeptes des fortes chaleurs et du plein soleil, comme les oiseaux de paradis ou certains caladiums par exemple, il leur faut un temps d’adaptation. Exposez toujours vos plantes à une intensité de soleil modérée, dans un premier temps, afin de leur permettre de s’habituer progressivement au changement d’environnement. Une forte exposition du jour au lendemain sans préparation va conduire inévitablement à des brûlures et nécroses du feuillage.
Cela dit, beaucoup d’espèces tropicales vivent naturellement à l’abri des arbres, et ne supporteront pas le plein soleil, même avec une période d’adaptation. Si vous n’avez pas d’espace ombragé en extérieur, vous pouvez installer un voile d’ombrage pour atténuer le soleil lors des heures brûlantes de la journée. Vos hoyas, coleus… vous diront merci !
Les bénéfices d'un séjour en extérieur
Une croissance plus rapide
A l’extérieur, la luminosité est forcément plus intense que dans nos intérieurs ( à moins de disposer de lampes de culture puissantes ). Un séjour en extérieur à la belle saison va fortement stimuler la croissance des plantes, car plus de lumière signifie plus d’énergie pour la plante et donc une croissance plus importante.
Chez certaines espèces, telles que le hoya, cela va grandement favoriser l’apparition des fleurs.
L'intérêt de la pluie
En extérieur, vos plantes vont bénéficier de douches régulières, ce qui va permettre de dégager le feuillage de la poussière emmagasinée et leur faire beaucoup de bien.
L’eau de pluie est bénéfique pour l’arrosage également, car elle n’est pas saturée en calcaire comme l’eau du robinet, ce qui conduit à déséquilibrer le PH du sol.
Un des risques ( le plus mignon de tous )
Quels sont les risques ?
Les risques liés à la chaleur
Un été chaud et sec va vous conduire inévitablement à surveiller de près vos plantes, car les terreaux drainants vont sécher extrêmement vite. Ils sont conçus nous éviter de noyer les racines de nos plantes dans nos intérieurs, où la température est moins élevée, et donc éviter la stagnation de l’eau par manque d’évaporation.
Pire encore pour les terreaux contenant de la tourbe ( ce qui n’est pas le cas pour nos produits, tous sans tourbes ) car elle va se rétracter en cas de sécheresse, comme une éponge qui aurait été abandonné au soleil. Les racines vont donc beaucoup souffrir et cela peut gravement endommager la plante, voire la tuer.
Attention donc à la gestion de l’arrosage, il vous faudra surveiller vos plantes avec plus d’attention qu’en intérieur.
Les risques liés aux ravageurs
En extérieur, les risques pour nos plantes sont bien plus nombreux. À vous pucerons, chenilles, thrips et autres joyeusetés…
Peut-être même les chats des voisins qui vont venir goûter à ces délicieuses nouveautés, ou marquer leur territoire ?
Vous l’aurez compris, mettre des plantes dehors n’est pas sans risques. Veillez à les placer en hauteur en cas de compagnons à 4 pattes destructeurs, et éloignez-les de sources de parasites connus ( rosiers et pucerons par exemple ).
Les risques liés aux autres éléments météo
Enfin, il faut garder à l’esprit qu’à l’extérieur, vos plantes seront livrées aux éléments. Selon la région où vous habitez, avec les fortes vagues de chaleur et les tempêtes de grêle qui peuvent succéder, le risque pèse dans la balance.
N’oubliez pas d’observer comment circule le vent, et placez vos plantes à l’abri des vents les plus violents.
Comment procéder pour le retour en intérieur ?
Les températures diminuent ? Il est temps de rentrer vos protégées. Je vous conseille de procéder comme pour l’introduction d’une nouvelle plante dans votre collection, avec une période de quarantaine. Les parasites ne sont pas forcément visibles dans l’immédiat, et cela pourrait causer d’importants dommages dans une collection bien établie !
Mais alors, est-ce que ça vaut le coup de sortir ses plantes en extérieur ?
Vous l’aurez compris, les risques ne sont pas à négliger. Si vous habitez une région sujette aux risques climatiques, il peut être sage d’éviter. De la même façon, si votre maison est très lumineuse, autant éviter les risques inutiles. Cela peut être intéressant si vos plantes stagnent en intérieur. Ou alors, installez une lampe de culture pour vous éviter des tracas !
Les risques sont bien réels et doivent être pris en compte. Si vous vivez dans une région sujette aux risques climatiques, mieux vaut éviter d’exposer les plantes à des conditions trop extrêmes. De même, si votre intérieur est déjà très lumineux, le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle.
En revanche, si certaines de vos plantes stagnent et peinent à se développer, un séjour dehors peut leur faire le plus grand bien ! Et si vous voulez leur offrir un coup de boost sans les exposer aux aléas de la météo, une lampe de culture peut être une excellente alternative.