Comment lutter contre les cochenilles farineuses ?
Les cochenilles farineuses : un fléau pour vos plantes
Les cochenilles farineuses sont de redoutables indésirables que tout amateur de plantes risque de rencontrer un jour (et une fois serait déjà la fois de trop !). Ces petits insectes sucent la sève des plantes, entraînant un ralentissement de leur croissance. Bien qu’elles soient moins agressives que les thrips, une infestation non maîtrisée peut affaiblir la plante jusqu’à la faire dépérir.
Quels dégâts causent les cochenilles ?
En prélevant la sève, les cochenilles affaiblissent la plante : les feuilles jaunissent et tombent anormalement vite, tandis que les plantes fleuries perdent leurs boutons et leurs fleurs. De plus, elles sécrètent un miellat collant sur lequel un champignon noir, la fumagine, peut se développer, laissant des tâches noires caractéristiques.
Si l’infestation n’est pas stoppée, la plante risque de mourir. Mais pas de panique ! Avec un peu de vigilance, vous aurez largement le temps d’agir avant d’en arriver là.
D'où viennent les cochenilles farineuses ?
Elles peuvent être introduites par une plante, un pot ou un terreau contaminé. Les jeunes cochenilles sont particulièrement difficiles à détecter : elles ne mesurent que 0,5 mm et se nichent dans les moindres interstices.
Cochenille farineuse adulte
À quoi ressemblent les cochenilles ?
Les cochenilles adultes sont recouvertes de filaments blancs poudreux, d’où leur nom de « farineuses ». Elles mesurent entre 2 et 5 mm, et leur couleur blanche les rend bien visibles, d’autant qu’elles bougent peu.
Les jeunes, quant à elles, sont plus sombres (teintes jaunes à marron) et bien plus mobiles, ce qui les rend plus difficiles à repérer. Une femelle adulte peut pondre plusieurs centaines d’œufs avant de mourir, ce qui explique l’importance d’agir vite dès les premiers signes d’infestation. Les œufs sont regroupés dans une masse cotonneuse, facilement identifiable.
À quelles conditions prolifèrent-elles ?
Les températures élevées (au-delà de 25°C) favorisent leur développement. Malheureusement, les seules températures qui les élimineraient naturellement sont les périodes de gel… ce qui est impossible pour nos plantes d’intérieur !
Où trouver les cochenilles farineuses sur ma plante ?
Inspectez attentivement :
Le dessous des feuilles et le long des nervures
Les nœuds des tiges (d’où partent les feuilles et ramifications)
Les fleurs et les fruits
Les jeunes pousses (parfois même à l’intérieur d’une feuille encore enroulée)
La mise en quarantaine
Si vous repérez des cochenilles, isolez immédiatement la plante infestée pour éviter qu’elles ne se propagent aux autres plantes.
Comment lutter contre la cochenille farineuse
1) Le nettoyage manuel
Aux premiers stades de l’infestation, il est possible de les éliminer une par une.
Utilisez un coton-tige imbibé d’un mélange d’eau et d’alcool (50/50)
Tamponnez et retirez les cochenilles visibles
Répétez l’opération plusieurs fois par semaine pendant quelques semaines
C’est une méthode fastidieuse, mais efficace si l’infestation est encore limitée.
2) Lâcher des insectes auxiliaires
Vous venez d’apercevoir les cochenilles mais en observant de plus près vous vous rendez compte qu’elles pullulent sur la plante ? Il est temps de recourir à des méthodes plus radicales. L’avantage de libérer des insectes prédateurs est qu’ils vont réussir à dénicher les cochenilles dans les moindres recoins que vous n’aurez pas inspecté. Et vous pourrez souffler un peu en les laissant faire le travail !
Nous vous conseillons de faire appel à des sociétés qui sont spécialisées dans la vente d’insectes auxiliaires, comme Crisop chez qui nous nous fournissons.
Cryptolaemus montrouzieri : la coccinelle tueuse de cochenilles
Cette coccinelle, redoutable alliée, se nourrit préférentiellement de cochenilles farineuses ou autres insectes à corps mou. Sa larve, qui ressemble d’ailleurs étrangement à ses proies (mimétisme protecteur), dévore les cochenilles sous toutes leurs formes : œufs, larves et adultes.
Attention ! Il est nécessaire d’avoir des températures supérieures à 16°C pour utiliser cette espèce.
Larve de Cryptolaemus montrouzieri, incroyable mimétisme n’est-ce pas ?
Chrysope : un prédateur polyvalent
Les chrysopes sont des prédateurs généralistes dont la larve va se nourrir principalement de pucerons. Elle va s’attaquer aussi à d’autres nuisibles tels que les thrips, les cochenilles… Intéressant si vous êtes concernés par plusieurs contaminations. Cependant, ce sont les oeufs et premiers stades larvaires de la cochenille qui seront attaqués, et pas les adultes.
Larve de chrysope en train de dévorer un puceron
Et après ?
L’observation reste la clé ! Continuez à surveiller vos plantes plusieurs semaines après l’introduction des prédateurs. Demandez conseil aux sociétés spécialisés dans l’élevage des auxiliaires pour réajuster le traitement si besoin.
💡 Un bon entretien préventif et une vigilance régulière sont les meilleures armes contre les cochenilles farineuses !